NOSTALGIE QUAND TU NOUS TIENS

Publié: 9 août 2012 dans NOSTALGIE

Génération d’après guerre.

Etre nostalgique c’est avoir le regret de quelque chose qui nous faisait plaisir et qui nous manque. Dans mon cas, c’est cette période des années 50.

Certes la vie n’y était pas facile mais il y avait encore des valeurs dans certains domaines qui nous font cruellement défaut actuellement. Nous étions «   La génération d’après guerre  » et a ce titre tout à refaire ou à innover.

S’amuser, prendre du plaisir avait un sens. Notre imagination beaucoup plus créative, nous permettait de jouer des heures avec un simple bout de bois et de ficelle.

Je ne veux pas passer pour un vieux ringard nostalgique de son passé, car chaque époque à son lot de bonnes et de mauvaises choses…mais oui, je l’avoue, je regrette que certaines choses aient disparu.

Les salles de classe sobres, empreintes de l’odeur de l’encre et de la craie, où malgré un nombre important d’élèves, l’autorité du maître était respectée.

A l’époque, pas de course aux marques, ni de compétition dans le matériel ou les vêtements. La blouse mettait tout le monde au même niveau.

La plume «  Sergent Major  » avec laquelle on s’entraînait inlassablement pour avoir la plus belle écriture avec les pleins et les déliés (car cela restait un critère de sélection) et que l’on trempait avec parcimonie dans l’encre violette des encriers en porcelaine qui teintait nos doigts et nos buvards.

Nos jeux dans la cour, véritable défouloir après des heures de concentration et d’écoute.


Et je n’ose évoquer les fins de cour, où nous rentrions en bande chez nous, avides de tout ce que nous observions dans les vitrines des commerçants de notre quartier, bien souvent inaccessible pour la plupart d’entre nous.

Tous les jeunes des années 50 à 60 ont vu sur la table du déjeuner ou du dîner cette fameuse bouteille de vin étoilée ….et la plupart ont dû rapporter à la consigne les bouteilles une fois vides . Les premiers romans photos français apparaissent ; Ces romans illustrés connaissent un énorme succès avec de nombreuses publications tel que «  Nous Deux  ». Pour ces jeunes lectrices, souvent peu instruites et d’un milieu modeste le roman photo des années 50 ne devait pas présenter de sexe, de politique ou de violence. La lessive «  BONUX  » au 500 cadeaux. Les bâtons réglisse que l’on mâchait inlassablement et les roudoudous que l’on suçait jusqu’à la coquille. Rappelez-vous la sensation de l’eau de Cologne sur votre peau….Alors que les parfums n’étaient accessibles qu’aux plus riches, l’eau de Cologne permettait de sentir bon à moindre coût. Souvenez-vous le goût désagréable qu’avait l’huile de foie de morue dans votre bouche…Etc , etc …

Oui, cela me rend nostalgique quand j’observe et j’entend ce qui se passe aujourd’hui.

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commentaires
  1. ****** dit :

    Bien aimé votre article ! bien que je n’ai pas connu  » cette époque
    je rajoute :
    moins de pollution
    moins de cancer
    pas de sida
    de vraies familles
    du respect
    Amitiés

    • jlpiallat dit :

      Bonsoir,
      C’est vrai il n’y avait pas tout ça, la vie était plus dure mais on était beaucoup plus heureux. On savait apprécier ce que l’on avait. l’amitié était sincére. Malheureusement il faut avancer , c’est tellement noir qu’il faut savoir se retourner pour se donner un peu de courage pour avancer.
      Merci d’avoir consulter mon blog et d’avoir aimé l’article.
      Amitiés

  2. lol dit :

    il est regrettable que personne n’ose laisser de commentaires après un tel article. Est-ce le ton nostalgique qui effraie ? ou bien une telle douceur est-elle déstabilisante pour les lecteurs habitués à une verve plus inquisitrice sur la vie politique ? Je trouve pourtant qu’il est plaisant de s’apercevoir que vous pouvez parler d’autre chose que de politique. Ah les nostalgiques ne sont pas toujours ce que l’on croit………LOL

    • jlpiallat dit :

      Je suis tout à fait d’accord avec vous. Sans prendre mon article pour un chef d’ouvre je pense que cela aurait au moins fait réagir quelques personnes en juxtaposant les deux périodes d’hier et d’aujourd’hui.Il est navrant de voir que le progres nous fait reculer. Nous venons de la préhistoire et sans sans rendre compte nous y retournons.