Archives de novembre, 2012

DECIDEMMENT RIEN NE CHANGE.

Publié: 19 novembre 2012 dans COUP DE GUEULE

LES PLACES DOIVENT ETRE BONNES……….

J’avais, depuis un moment, arrêté de commenter l’actualité politique de notre pays pour ne pas être enfermé dans une catégorie de personnes qui ne savent faire que cela. Malheureusement, les événements font que je ne peux pas me taire. Il est navrant de constater que, à l’heure ou notre pays aurait bien besoin de pouvoir s’appuyer sur des valeurs sûres, de croire encore un peu à une certaine éthique politique, que la soif de pouvoir conduit toujours au même résultat. Il y a quelques mois l’opposition faisait les choux gras concernant l’affaire AUBRY/ROYAL lors des primaires du PS sur fond de magouilles électorales. Aujourd’hui, la balle est revenue dans leur camp avec FILLON/COPPE.  La plupart des électeurs qui attendaient un changement radical de nos institutions et de notre société, selon ce que l’on nous avait fait croire, sont déjà suffisamment déçus pour ne pas leur en rajouter une couche. La droite fait les mêmes conneries que la gauche. Avec de telles attitudes comment voulez-vous que nos jeunes aient envie de participer à la vie politique et de se déplacer aux urnes.  Les politiques, la police, la justice, tous ceux qui veulent représenter une entité, qui se targuent à longueur d’interviews médiatiques et de discours moralisateurs d’être au service de la France, feraient peut être bien de prendre garde que l’on ne les congédie pour « non service rendu ». Le pôle emploi se fera un plaisir de leur proposer des reconversions…….Heureusement pour eux qu’ils sont fonctionnaires.

Le dernier slogan en date était « le changement, c’est maintenant »

Apparemment quel que soit le bord, on pourrait mettre « Le néant, c’est maintenant »

VACANCES ORIGINALES

Publié: 14 novembre 2012 dans TOURISME

PETIT  KOH-LANTA  FRANCAIS

Pour les amoureux de la nature à l’état sauvage, les refoulés du casting de Kho Lanta, les nostalgiques de l’époque où les lotissements dortoirs n’existaient pas ni les clubs vacances, je propose une location saisonnière  dans grand pavillon bien aéré avec large vue imprenable  sur la mer, orientation plein sud,  mobilier minimaliste et écologique, pas de vis-à-vis , plage privée . Vous vivrez des sensations inoubliables, surtout, les jours de tempête ou le réalisme vous atteindra de plein fouet.  Il est cependant recommandé d’aimer l’air marin et de ne pas craindre les embruns.  L’emplacement tout particulier de ce loft dernière génération, vous évitera le déplacement en centre de thalassothérapie mais, vous en retiendrez les mêmes bénéfices, pour ce qui est des massages et des bains d’algues.

Vous pouvez envisagez une co- location à plusieurs, mais nous vous recommandons de bien choisir vos partenaires et surtout de toujours garder sur vous les clefs de la voiture, dans le cas, où l’un de vos camarades se souvienne subitement que rester chez lui ce n’était pas si mal. Cette retraite peut aussi être très bénéfique pour reconstruire ou détruire son couple. A vous de voir….

En ce qui concerne le tourisme, nous vous conseillons une bonne paire de chaussures pour accéder au village le plus proche (120km) mais, avec un léger supplément, un hélicoptère pourra une fois par semaine vous larguer des victuailles à moins que vous optiez pour la version « Robinson Crusoé » ou là, seul le surf est fourni.

Nous vous garantissons, un dépaysement total, et à votre retour  vous ne serez plus le ou la même.

Envisagez aussi une adhésion à Europe Assistance pour tout rapatriement d’urgence.

Il y a déjà beaucoup de demandes (surtout de la part de couples qui nous demandent d’ailleurs si le réseau passe bien et si on avait prévu des gilets de sauvetage).

Pour toute réservation, envoyez une bouteille à la mer …..Réponse rapide.

Photos perso de CAPBRETON

JOUETS GRANDEUR NATURE

Publié: 12 novembre 2012 dans PASSION

QUAND  LA  VOITURE  PASSE  AVANT  TOUT.

Pour les amoureux de belles voitures, je vous propose une petite série de photos prises lors d’un rassemblement de « tuning ». Même si aujourd’hui la tendance est à « l’écolomobile », il n’y a pas de mal à se faire du bien aux yeux, sachant que ces petits bijoux ne sortent pas souvent de leur garage. On peut le comprendre, vu le prix des pièces décoratives et du relooking. Mais cela donne l’impression d’être dans un magasin de jouets grandeur nature.

Photos personnelles

L’IMPOSSIBLE SEGREGATION MUSICALE

Publié: 9 novembre 2012 dans MUSIQUE

FATS  DOMINO  UNE  IDOLE  NOIRE  POUR  L’AMERIQUE  BLANCHE

Gloire du «  New Orleans Sound » le pianiste et chanteur se trouve à l’origine de l’explosion du rock’n’roll.

L’attrait de la musique noire auprès de la jeunesse dorée des années 50 a ouvert définitivement une brèche qu’on appelle le « crossover » dans la ségrégation qui s’opérait entre les musiciens américains.

Ce Néo-Orléanais nonchalant a réussi à concilier les faveurs de l’Amérique bien-pensante, tandis que le jeune public en a fait une des plus grandes vedettes que le rock’n’roll ait connues.

L’irrésistible attrait de la musique noire.

Les ligues bien-pensantes se sont senties contraintes de prendre des mesures lorsqu’elles se sont aperçues que leurs enfants persistaient à se précipiter aux concerts de rhytm’n’blues qui étaient organisés par des pionniers comme Alan Freed.

Les historiens de la musique actuelle s’accordent ainsi  à considérer Sh’Boom, avec Shake, Rattle and roll de Big Joe Turner, comme l’un des tout premiers disques du rock’ n’ roll. L’avènement d’Elvis Presley, qui empruntait lui aussi au rythme n’ blues à ses débuts, n’a fait que confirmer cette tendance. Mais, alors que jusqu’ici le crossover s’était limité à la reprise ou à l’adaptation du répertoire populaire des noirs par des musiciens blancs, Fats  Domino a fait  œuvre de pionnier en devenant la première grande idole de l’Amérique blanche. Contrairement à Presley qui scandalisait par ses mimiques suggestives sur scène, il rassurait par sa bonhommie et la légèreté insouciante de ses chansons.

Enfant du Ninth Ward, Antoine Domino Junior est né à La Nouvelle Orléans le 26 février 1928, neuvième et dernier enfant d’une famille catholique. A l’exception d’un père violoncelliste, celui qui se fera bientôt surnommé « Fats » (le gros) était le seul à pratiquer un instrument dans son entourage. Le Ninth Ward, quartier pauvre et presque rural, comptait nombre de petits clubs et autres Honky Tonk (on donnait ce nom au début du siècle aux petits dancings de campagne et aux bistrots de quartier où on venait boire, jouer aux cartes et danser au son d’un piano pas toujours bien accordé. Par la suite, ce terme a désigné le style de musique qui se pratiquait dans ses lieux) où se perpétuait la tradition du blues. La Nouvelle Orléans était aussi la patrie du jazz, que Fats a découvert par l’intermédiaire d’Harrison Verrett, un ancien disciple de Papa Célestin et de Kid Ory qui avait épousé sa sœur, c’est d’ailleurs ce dernier qui lui a tout appris et qui lui a fait faire ses débuts au piano.

Au sortir de la guerre, le jeune homme partage son temps entre la musique  qu’il pratique chaque week end dans les tavernes de la ville,  et un métier d’ouvrier qui ne le passionne guère. Il finit d’ailleurs pas se consacrer totalement à la musique après un accident de travail qui manque de lui emporter deux doigts.

La percée auprès de l’Amérique blanche.

Le véritable tournant survient en 1955 avec   Ain’t That a Shame. Pour la première fois, l’une de ses chansons entre dans le Top Ten Américain. Moins d’un an plus tard, I‘m In Love Again confirme cette tendance en obtenant la troisième place des hit parades blancs. Tout concoure en effet à l’intégration de cette plage dans l’univers naissant du rock’  n’ roll. Car Domino possède une voix suffisamment neutre pour ne pas effaroucher le public  blanc. Or, dans l’imaginaire collectif américain, les voix rauques et arrachées de bluesmen ruraux comme Howlin’ Wolf  ou Muddy Water sont généralement considérées comme « primitives » un adjectif commode qui suscite la condescendance des plus éduqués et la peur des plus ignorants. Mais, surtout, la musique de Domino possède cette énergie qui est en train de fédérer une jeunesse rebelle allergique aux crooners comme Franck Sinatra ou Perry Como. En dépit de sa popularité, Fats reste toujours aussi timide, et chaque passage  à l’écran est pour lui source de trac.

Le succès de « The Fat Man » a radicalement changé l’existence de Domino, mais pas son caractère modeste. Sa première tournée, en 1950, a failli tourner court lorsque Fats, terrifié à l’idée de quitter sa ville natale, s’est refusé à monter dans le bus de l’orchestre. Il faudra trois jours à Dave Bartholomew pour parvenir à décider son poulain. On ne peut parler de la carrière de Fats Domino sans évoquer celle de Dave Bartholomew, celui qui l’a découvert peu après la guerre et qui a façonné l’ensemble de sa production chez Imperial.

Avec le début des années 60, on découvre un Fats Domino plus sûr de lui qui impose son image nonchalante sur les plus grandes scènes. Ses mélodies et les arrangements de son orchestre deviennent plus élaborés au fur et à mesure que le public de ses débuts s’installe dans la maturité.

Le rock’n’roll métissé

Comme celle des autres grands patriarches de sa ville Professor Longhair ou Roy Brown, la musique de Fats Domino provient d’un mélange de jazz traditionnel, de rythmes caraïbes et latinos, de boogie-woogie, de blues et de mélodies cajuns ( Le terme « cujun » est une déformation du mot « acadien » qui désignait les populations d’origine française établies en Nouvelle-Ecosse, dans le Canada actuel. Chassés par les Anglais en 1755, les Accadiens se sont installés en Louisiane où leurs descendants ont, à ce jour, conservé une langue et une musique tout à fait originales. ) qu’il enrichit d’un style de piano tout en arabesque et, surtout, d’intonations vocales à la fois veloutées et paresseuses.

Fats trouvera la voie du succès en combinant tous les courants de la musique afro-américaine.

GRAFFITIS : ESPOIRS OU REVOLTES

Publié: 6 novembre 2012 dans ART

LE  LASCAUX  DES  TEMPS  MODERNES

Le terme provient de l’italien  » graffito  » qui signifie  » égratigner « . Graffiti désigne tout d’abord les inscriptions formelles trouvées sur les murs et les monuments antiques. Aujourd’hui, il englobe tout dessin, toute inscription non officielle se trouvant sur une surface architecturale ou autre dont la fonction principale se distingue de celle des supports habituellement employés pour le dessin et l’écriture.

Il est admis qu’ils ont leur origine dans la préhistoire puisque les hommes gravaient ou dessinaient sur les parois des grottes. Depuis le paléolithique jusqu’à nos jours, en passant par l’Egypte, Rome, Pompéi, les catacombes chrétiennes, sur les églises médiévales et les murs des lieux de détention, les graffitis ont toujours été le signe du passage et de la présence des hommes.

Comme nous l’avons signalé au début, ce sont les parois des grottes qui ont hébergé les besoins d’expression des hommes préhistoriques. Ensuite les monuments ont été les réceptacles privilégiés de ces témoignages. Gaston Maspero, égyptologue français, a retrouvé lors d’une fouille en 1881 des graffitis dans la pyramide de Meydoun en Egypte. Les civilisations grecques et romaines nous ont laissé de nombreux graffitis : les plus abondants sont ceux de Pompei qu’on peut dater de façon précise après le tremblement de terre de 63 (apr. J.-C.).

Aujourd’hui, leurs territoires de prédilection sont souvent les surfaces fixes (murs, portes), les espaces urbains, couloirs, voiture de métro, arrêts de bus, panneaux, latrines, tables de collège et de lycées, jusqu’aux pierres et écorces d’arbres.

A l’origine, ils constituaient l’essentiel des manifestations graphiques des peuples préhistoriques et des peuples sans écritures en général. Ce furent avec la musique, la forme principale d’expression de la vénération, de l’exorcisme… Dans les civilisations anciennes du pourtour méditerranéen, par contre, ils exprimaient jalousie, rancune, tristesse ou imprécations.

Les graffitis sont un art populaire qui combine avec un naturel irréfléchi l’écriture et le dessin dans une même composition.

Combien de fois sommes nous passés devant un mur barbouillé de couleurs et de dessins sur lequel nous avons jeté un regard distrait, vite détourné par une pensée… Ce mur immobile est là pour nous interpeller. La rencontre entre le mur et le graffiti remonte aux temps immémoriaux comme pour nous prouver le besoin d’expression des humains. Du graffiti aux empreintes laissées sur le bitume par les plus grandes stars d’Hollywood, le désir de léguer une empreinte a de tout temps été présent.

Le graffiti n’est pas très élaboré dans la forme et conformiste dans le message. De nos jours, il est plutôt le fait de jeunes révoltés et marginaux. Ceci s’explique par le fait que papier, crayon sont chose courante. Par le passé, le papier (papyrus, tablette de cire chez les romains) était rare et accessible aux classes aisées.

Toutes les clandestinités ont proclamé leurs espoirs sur les murs,qui sont une seconde peau sur laquelle s’impriment les traces des groupes, des pensées, des différentes classes… Les thèmes essentiels sont la politique, l’amour, la religion, l’identité et le sport. Même les routes sont traversées par des inscriptions, des tags à coup de bombes ou faits à la chaux à la gloire de Richard Virenque, ou qui font des clins d’oeil à la mammy ou à la dulcinée. Des Chiapas à l’Intifadha, signes et cris de révoltes contre le racisme et l’antisémitisme et a contrario certaines inscriptions sont obscènes… et servent souvent à justifier ces idéologies rétrogrades.

Il y a aujourd’hui un mouvement qui découle du graffiti : le tag. Il est souvent provocant, inquiétant. C’est un élément essentiel de la culture  » hip-hop  » avec le rap et la  » break-dance « . Le tag désigne en anglais les étiquettes de valise sur lesquelles on note nom et adresse. Le  » hip-hop  » est un style de vie, né aux Etats-Unis et adopté en Europe.  » hip  » signifie compétition et  » hop  » vient du verbe  » to hop  » : sauter.

Certains « tagueurs » sont des personnes sortant d’une école d’art. Ce ne sont pas que des jeunes en mal de reconnaissance ou malveillants. La plupart ont un véritable talent qu’ils aiment exprimer sur des supports différents et ou l’interdit augmente la créativité et l’adrénaline. Mais ce n’est jamais dans un état d’esprit de saccager ou de détériorer mais bien plus dans l’envie de faire connaître une forme d’art « urbain ». Ceci dit avec le temps bon nombre ce sont assagis et sont devenus soit des artistes reconnus,ou des concepteurs graphiques expatriés à l’étranger pour des marques publicitaires.

Photos personnelles

Les graffitis comme les tags sont passibles de tribunaux ne serait-ce que parce qu’on dépense des millions pour les effacer.

PEINTURE – EVASION STATIQUE

Publié: 3 novembre 2012 dans ART

L’ART  EST  LA  SEULE  MANIERE  DE  S’ECHAPPER  SANS  SORTIR  DE  CHEZ  SOI.

J’aimerais dire, en passant, qu’Adam a profité de la première occasion pour rejeter la faute sur une femme.

Lithographies de JURGEN GORG