Archives de janvier, 2013

VALENCE  ZONE  PRIORITAIRE

Valence devrait être une ville tournée vers son avenir, une ville qui grandit et qui s’étend.

La ZUP, construite, dans les années 60 pour répondre à un besoin aigu de logements, est devenue le lieu de vie de toute une population défavorisée, exclue des autres quartiers, voire même des autres communes. Malgré le travail d’une association qui s’est créée pour défendre les intérêts des habitants, mais surtout pour animer ce quartier et le rendre vivable, la concentration de population dans cette architecture particulière, propre à cette époque, créa vite des problèmes de cohabitation et de gestion même du quartier. Il s’en suivit une dégradation du bâti et de ses abords, mais surtout une dégradation psychologique de la population qui y loge.

Je suis tous les jours dans cette « zone prioritaire » pour y vivre et ce depuis 1965. Très longtemps appelé « Valence le haut » la municipalité en place la rebaptise « les hauts de Valence ». Cela ne change pas le problème qu’il y ait une nouvelle appellation, car de toute façon il n’y a pas de commissariat sur place, pas plus qu’un simple poste de police municipale (il a été fermé), une annexe de la mairie idem, pas de caméras. Les voitures y brûlent encore; La différence : elles sont vite enlevées pendant la nuit pour qu’au matin personne ne voit rien, mais les traces sont là. Une économie parallèle s’est mise en place petit à petit. Il y a beaucoup de familles qui profitent de cette économie. Elles sont souvent connues des services sociaux et de la police mais tout le monde ferme les yeux. Soit par peur de représailles soit en nous donnant cette excuse bidon : « ce n’est pas les petits dealers qui nous intéressent mais les gros trafiquants. » A ce compte-là on n’arrête personne. De plus si les cités étaient débarrassées de ce style d’individus et de leur famille les premiers bénéficiaires en seraient les résidents eux même car on oublie trop souvent que ce sont eux qui en souffrent les premiers. Il y a des gens très bien dans ces quartiers qui bataillent pour s’en sortir, mais qui vivent dans la crainte. Et n’allez pas me dire que le reste de la famille ne sait pas ou ne voit pas ce qui se passe. Un jeune qui ne travaille pas (car c’est souvent le cas) mais qui possède la dernière grosse voiture, des vêtements de marque et qui a toujours du cash dans ses poches ce n’est pas aux restos du cœur qu’il se fournit.

Ce n’est pas en mettant un Conseil de Quartier dans ces zones sensibles que les problèmes seront résolus. Celui-ci n’a qu’un but décoratif car il n’est qu’une courroie de transmission de la municipalité en place, n’ayant aucun pouvoir de décision.

Alors, qu’un bon nombre de municipalité lutte contre la délinquance et l’oisiveté de la jeunesse de nos quartiers dit sensibles, le maire de Valence actuellement en place à ce jour « au 25/01/2013 » décide de vendre un petit terrain de foot , petit terrain qui est un poumon d’oxygène à ce quartier à un promoteur afin de remplir les caisses de la municipalité. Petit terrain de foot au centre d’un quartier défavorisé sur lequel viennent en permanence jouer des jeunes enfants plutôt que de trainer aux pieds des bâtiments sur du goudron ou de se laisser entrainer dans une délinquance toujours plus sournoise. Le pire est que ces associations et ce conseil de quartier ferment les yeux sur ce problème.

Le quartier est si bien, et si paisible, que les résidents et sa MPT (maison pour tous) ont opté pour une déco grille devant les ouvertures des habitations. On ne rentre plus chez soi, on s’emprisonne. Les façades haussmanniennes du centre-ville ne sont plus tendances…

 Valence, ville qui totalise une délinquance aussi importante que celle d’une grande ville. Le maire ( PS ) n’a qu’un objectif : construire au plus vite des logements et des nouveaux bâtiments publics pour justifier auprès de Bruxelles les millions d’euros que la municipalité a touchés pour améliorer la ville. Mais pour la sécurité : nada. Notre taux de sans-papiers explose. Cette ville s’est dégradée d’une manière phénoménale. De moins en moins de commerces de proximité, un centre-ville livré à la délinquance et des logements sociaux pour ceux qui sont dans les bons papiers de la municipalité. La ville est de plus en plus sale, les dégradations se multiplient, les tags contre la police fleurissent de partout le centre-ville n’y échappe pas, les magasins ferment les uns derrière les autres, les rues perpendiculaires aux boulevards se désertifient…

Valence est une ville qui meurt petit à petit. Hormis quelques belles façades haussmanniennes, notre maison des têtes, nos canaux et notre plus grand port fluvial de France patrimoine d’un temps passé, Valence ne sera que l’ombre d’elle-même dans très peu de temps

LA ZUP

 

PETIT TERRAIN  DE  FOOT

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BOULEVARD

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RUE  FAVENTINES

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QUARTIER  GARE

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Photos personnelles : La ZUP et son petit terrain de foot que la municipalité vend pour une opération financière, tant pis pour nos enfants. La rue Faventines, (photos prises à 16h00 le mercredi 30/01/2013).  rue perpendiculaire au boulevard, autrefois très commerçante et  vivante (comme toutes nos rues perpendiculaires aux boulevards et qui se trouvent dans le même état de désertification). Les boulevards de Valence se désertifiant à vitesse grand V (photos prises à 16h00 le mercredi 30/01/2013). Accès au parking souterrain devant la gare et ses abords.

A DECOUVRIR

Publié: 22 janvier 2013 dans TOURISME
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RUSTREL  LE  COLORADO  FRANCAIS

A visiter lors de votre déplacement dans le Luberon département du Vaucluse

BUCHERON MAIS ARTISTE

Publié: 19 janvier 2013 dans TOURISME

DECO  NATURELLE  ET  BIO

 

UNE  TARTUFFERIE  A  LA  FRANGIPANE

 

Un roi sans couronne, c’est comme une messe sans prière : ça n’existe pas. Enfin, ça n’existait pas jusqu’à ce que la mairie de Brest décide, de toute urgence, de révoquer les merveilles dorées en carton recyclé qui surplombaient les galettes des rois, servies cette semaine dans les cantines scolaires. Le motif invoqué fleure bon la sacrosainte trouille de voir débouler une horde de laïcards intransigeants en colère, dans les services municipaux. « Cette année, sur la couronne était inscrit le mot « Epiphanie », explique-t-on sérieusement. A nos yeux, c’était faire rentrer le religieux à l’école, ce qui est interdit par la loi». Alors, les enfants ont quand même mangé la galette. Certains ont même trouvé la fève, fort heureusement vierge de tout motif sulfureux, mais personne n’a été sacré pour de faux. Et la reine d’un jour, en attente du bisou de son roi éphémère, a été se faire coiffer ailleurs. Reste que dans la symbolique, qu’on le veuille ou non, les enfants ont quand même célèbré l’Epiphanie sans pouvoir la nommer et sans pouvoir davantage expliquer les raisons justifiant l’absence de coiffure royale cette année. A une possible petite leçon, sur les rites qui nous entourent, a été préféré le silence total, protègé par les immenses parapluies de la loi et reposant sur le dos large et polymorphe de la laïcité, accommodée a toutes les pâtes frangipanes possibles.

Puisque la porte est ainsi ouverte, est-il possible alors de militer pour le retrait des œufs en chocolat à Pâques ? Est-il envisageable de manifester pour que le jeudi de l’Ascension soit travaillé sous peine de compromission avec l’Evêché ? Est-il raisonnable d’éditer une pétition réclamant le retrait du programme de l’étude des textes fondateurs en classe de sixième ? Allez savoir. Ce qui est en revanche certain est qu’à force de se méfier de tout, l’ignorance sur le fait religieux, quel qu’il soit, crée des haines et des dogmes de chaque côté de la liberté de conscience. De celles qui sacrent des rois obscurs, couronnés d’épines de violence.

PEINTURES CONTEMPORAINES

Publié: 11 janvier 2013 dans ART
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Andrzej Malinowski est né en 1947 à Varsovie en Pologne.

Ses nus lumineux, diaphanes, aux yeux mi-clos, aux poses simples et pleins de grâce nous envoient bien au delà d’une simple contemplation des formes. Ses belles  apparaissent, venant de l’ombre, drapées de matières riches et sensuelles, vers la lumière. Ses toiles, dotées, d’indéniables qualités formelles  et d’une exceptionnelle maîtrise, sont des icônes  de la féminité.

LA COURSE AU FRIC

Publié: 10 janvier 2013 dans COUP DE GUEULE

PASSAGE  SUR  TERRE  BIEN  TRISTE

Les grandes personnes aiment les chiffres. Quand vous leur parlez d’un nouvel ami, elles ne vous questionnent jamais sur l’essentiel. Elles ne vous disent jamais : « Quel est le son de sa voix ? Quels sont les jeux qu’il préfère ? Est-ce qu’il collectionne les papillons ? »  Elles vous demandent : « Quel âge a-t-il ? Combien a-t-il de frères ?  Combien pèse t- il ?  Combien gagne son père ? » Alors seulement elles croient le connaitre. Si vous dites aux grandes personnes : « J’ai vu une belle maison en briques roses, avec des géraniums aux fenêtres et des colombes sur le toit…. »  Elles ne parviennent pas à s’imaginer cette maison. Il faut leur dire : « j’ai vu une maison de cent mille francs. ». Alors elles s’écrient : « comme c’est joli ! »

Extrait du Petit Prince de Saint Exupéry

Entre le début et la fin c’est le vide absolu…..

« De nos jours, plus grand monde continue les traditions et c’est bien dommage. Avant on parlait moins de solidarité mais on la pratiquait. On s’échangeait la fricassée, alors que maintenant c’est la course au pognon et le fric …….assez jamais ».

PETIT VILLAGE PERCHE

Publié: 7 janvier 2013 dans TOURISME

GORDES  VILLAGE   TYPIQUE  DANS  LE  LUBERON

    

Il existe plusieurs types d’armoiries pour Gordes. Les plus anciennes, enregistrées en 1696 dans l’Armorial Général de France, sont celles de la famille de Gordes-Simiane, comportant la double filiation:

La deuxième, (à droite) celle de la famille de Simiane, est « d’or semé alterné de tours et de fleurs de lys d’azur »

La première, (à gauche) celle des Gordes, est « de gueules à une gourde d’or ». La gourde est faite d’une coloquinte (ou « coucourde » en provençal) vidée et séchée. Il s’agit d’armes parlantes, c’est-à-dire dont les éléments par consonance évoquent le nom du possesseur : « Gourde » pour « Gordes ». Cette gourde a un sens hermétique : dès les premiers siècles, dans l’iconographie chrétienne, sa symbolique se rapporte à l’immortalité. C’est une allusion à l’épisode de Jonas qui, sortant du ventre de la baleine, alla s’abriter sous une plante que la traduction grecque appelle coloquinte57. De même, cette coloquinte devenue « gourde » étanche la soif du pèlerin qui a besoin d’eau.

En 1984, Madame Mireille Louis crée de nouvelles armoiries: « Mantelé d’or à deux gourdes de gueules, et de gueules à une gourde d’or. »

Ornements extérieurs (non représentés ici) : « L’écu est timbré de la colonne murale à trois tours d’or, ouverte et maçonnée de sable. Il est soutenu à dextre par une branche de chêne d’or, à sénestre par une branche d’olivier du même et en pointe par un pampre de vigne de sinople fruité d’or. En pointe de l’écu est appendue la croix de guerre 1939-1945 avec étoile d’argent. »

Les trois gourdes évoquent la branche Gordienne de la famille des Simiane mais aussi les trois joyaux de la commune : l’abbaye de Sénanque, le château de Gordes et le village des bories. La couronne murale à trois tours est le symbole que portaient les déesses grecques protectrices des cités et rappelle la place forte qu’a été le village de Gordes. Les branches de chênes, d’oliviers et la vigne caractérisent les cultures locales (dont la truffe, partie d’un champignon souvent récoltée sous les chênes). La croix de guerre rappelle la citation de Gordes à l’ordre de la Division le 11 novembre 1948.

La dernière version officielle reprend la symbolique centrale des trois gourdes avec couronne murale à trois tours.

Gordes, altitude 373 mètres, chef- lieu de canton, à 21 km d’Apt et de 36 d’Avignon, sur l’un des premiers contreforts du plateau de Vaucluse constitue une étape majeure dans la découverte de la Provence. Outre le charme de son village ensoleillé, Gordes offre à ses visiteurs un patrimoine architectural incomparable : le château féodal, l’abbaye de Sénanque, le village des Bories, autant de souvenirs sur l’album de voyage.
Le pays de Gordes s’appuie sur le versant sud du plateau de Vaucluse. Ses collines successives, sur lesquels se sont bâtis les villages dominent la vallée du Coulon qui la sépare du massif du Lubéron.
Gordes en est la capitale : il n’est que d’arriver sur le site pour en comprendre le rôle prépondérant. Le village enveloppe le rocher avec lequel il se confond dans le mimétisme de la pierre ensoleillé. Les maisons soudées au roc escaladent la pente jusqu’au sommet, couronnées du château fort dont les tours d’angle sont du plus bel effet. En empruntant les étroites ruelles en escalier, on retrouve l’ancienne ceinture de défense et une porte d’accès fortifiée. Car telle était le sort de ces pays situés sur les grands chemins ; leurs richesses excitaient les convoitises et leur protection demandait une constante vigilance. Ainsi au cours des siècles les habitants durent résister aux hordes des brigands et envahisseurs comme ils devaient aussi s’engager dans les conflits seigneuriaux et les guerres de religion.

De tout ce passé, Gordes a gardé la noblesse altière d’un pays qui a su traverser l’histoire. Le site a lui seul, vaut de s’y attarder. Le château, témoin de tant de rivalités, abrite avec bonheur, dans ses salles médiévales, un musée « Vasarely » et les vieilles ruelles retracent le schéma des villages perchés. Prolongeant l’écrin de Gordes, les hameaux du canton escortent la vallée : Roussillon, ses falaises d’ocre et sa légende : Joucas, Murs et son château, Goult étagé sur la pente, Saint Pantaléon et Lioux au pied de la falaise……