Archives de la catégorie ‘HISTOIRE’

GENEVE

Publié: 11 juillet 2013 dans HISTOIRE, TOURISME

LE  PARC  DES  BASTIONS

C’était le premier jardin botanique de Genève. Il a été créé par le botaniste Augustin Pyramus de Candolle en 1817. Aujourd’hui il y a de la place pour tout-le-monde…  Le parc des Bastions est un lieu de villégiature où les universitaires aiment étudier en été, les badauds se balader et les flâneurs flâner… pour les touristes, les adultes, les enfants, les joueurs d’échecs, les pique-niqueurs, les musiciens.  Quelques férus d’échec jouent sur des jeux géants. C’est dans ce parc, face au bâtiment principal de l’Université de Genève, que se trouve le fameux mur des Réformateurs.

 

 

Le Parc des Bastions est également le lieu du plus célèbre monument de la ville: le Mur des Réformateurs.

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Au centre du Monument international de la « Réformation », dans le Parc des Bastions, sont représentés Jean Calvin, Guillaume Farel, Théodore de Bèze et John Knox. Les quatre sont habillés de la robe de Genève et tiennent la petite Bible du Peuple à la main. Des deux côtés du groupe central se trouvent les personnages suivants:

Les bas-reliefs représentent :

( L’édit de Nantes est un édit de tolérance signé le 13 avril 1598 par le roi de France Henri IV. Il reconnaît la liberté de culte aux protestants, selon plusieurs limites et leur concède deux principaux « brevets » : un nombre important de places de sûreté en garantie (environ 150) et une indemnité annuelle à verser par les finances royales. Le document est aujourd’hui conservé aux Archives nationales de France.)

La nouvelle Angleterre.

La nouvelle Angleterre.

 

Adossé aux anciennes murailles de la ville, le Mur des Réformateurs veille sur le Parc. A deux pas de la majestueuse place de Neuve, dans un écrin de verdure exceptionnel, les grandes figures de la Réforme vous attendent sous la forme de statues géantes et bas-reliefs. Les statues sont dressées  devant un rempart de pierre gravé et orné de bas-reliefs. L’ensemble s’étend sur une centaine de mètres. Le monument fut inauguré en 1909 pour le 400è     anniversaire de la naissance de Calvin. Le projet est l’œuvre de quatre architectes suisses, les statues ont été réalisées par deux sculpteurs français.

 

Le parc est parsemé par les bustes de nombreux genevois célèbres, ainsi qu’un bronze représentant : Les porteuses du globe.

Photos personnelles

CHATEAU DE CRUSSOL

Publié: 29 juin 2013 dans HISTOIRE, TOURISME

VESTIGE  D’UNE  FORTERESSE.

CRUSSOL

Crussol, un massif, un château, une famille.

D’une étonnante richesse, le seul nom de Crussol désigne tout à la fois un massif, une forteresse et une ancienne famille noble et sa seigneurie du Haut Vivarais. Face à la ville de Valence et dominant la vallée du Rhône du haut de sa falaise, la forteresse de Crussol défie le regard et le temps. Témoin de l’histoire, elle s’étend sur 3 hectares et comprend la Villette, ensemble d’une centaine de maisons, un quartier intermédiaire réservé aux notables et le château situé au sommet de la colline, le tout ceinturé de remparts encore bien visible. Les défenses naturelles, la hauteur des murailles, l’ampleur du périmètre ont dissuadé bien des assaillants : la forteresse fut peu attaquée et résista efficacement aux routiers lors de la guerre de Cent Ans. Au-delà de la forteresse, le massif de Crussol recèle d’autres trésors. Prisé depuis quelques 150 ans par les botanistes du monde entier, il est reconnu aujourd’hui au niveau européen pour le caractère exceptionnel de son patrimoine naturel et plus particulièrement ses pelouses à orchidées. Si le site est librement accessible à tous, il appartient à chacun de le respecter.

CRUSSOL 1Un site défensif remarquable.

Une occupation ancienne.

Véritable sentinelle dressée sur un éperon rocheux, la forteresse de Crussol contrôlait les voies de communication fluviale et terrestre de la Vallée du Rhône, très fréquentée depuis la plus haute antiquité comme en témoigne  quelques vestiges (poignards, carrières, tegulae, dédicaces au dieu Mars…..). La présence de cimetière et de stèles funéraires prouvent que les hommes occupaient la colline. Au Vème siècle, afin de résister aux invasions barbares, un ensemble fortifié est construit au sud du massif, mais abandonné quelques siècles plus tard pour le site actuel. L’existence d’un château à Crussol est attestée par une mention dans une charte du cartulaire de l’abbaye de Saint-Chaffre en 936. A cette époque, les invasions normandes et les raids de pillage des Sarrazins contraignent les seigneurs à construire des places fortes, pour défendre leurs terres et protéger les populations… Ce château devait probablement comprendre une tour en bois, édifiée au sommet le plus inaccessible et des palissades formant une enceinte protectrice.

L’impressionnante construction du XIIème siècle.

Cette construction de bois ayant brûlé, l’ensemble est rebâti en pierres, présentes en abondance sur le site, dans ses carrières.  Bien qu’aucun document ne le certifie, les ruines actuelles datent probablement du XIIème siècle, lorsque Géraud Bastet de Crussol, vassal lointain du Comte de Toulouse, devient le nouveau maître de Crussol en 1110, en épousant Agnès, l’héritière des seigneurs du lieu. Il commence la construction de cette impressionnante forteresse, afin de contrôler les voies de communication existant le long du Rhône (le Seigneur de Crussol détenait d’ailleurs un droit de péage sur le Rhône qu’il conservait encore en 1715). Au cours des trois siècles suivants, ses successeurs complètent et embellissent cette forteresse.

L’abandon du château.

Le 14 juin 1486, grâce au mariage de Jacques de Crussol avec Simone d’Uzès, les comtes de Crussol deviennent également Duc d’Uzès. Ils délaissent alors la forteresse  vivaroise au profit du château d’Uzès, plus confortable. Il est vrai que les conditions de vie à Crussol devaient être assez rudes : rareté de l’eau, malgré les nombreuses citernes, et exposition aux vents violents. Le site est confié à un officier (ou bailli), représentant le baillage seigneurial sur le territoire de la baronnie et, à partir de la fin du XVème siècle,  plus aucun seigneur ne séjourne au château. La baronnie étant devenu Comté de Crussol avec Saint-Péray comme centre, le Bailli, en 1517, choisit de s’installer dans le bourg plus facile d’accès. En 1533, le grenier du château est abandonné ; en 1554, les derniers habitants quittent la Villette. Au XVIème siècle, les guerres de religion permettent à Crussol de retrouver quelque utilité. Occupé tour à tour par les catholiques et les protestants, il subit assauts et dégradations et est incendié à plusieurs reprises, avant d’être détruit au XVIIème siècle, et totalement abandonné. En 1649, Crussol est qualifié de « masure » dans la chronique paroissiale de Saint-Péray et à la veille de la Révolution, seul un ermite, Frère Paul, hante encore les lieux, à la pointe est du rempart.

Le 3 septembre 1855, un tir de mine dans la carrière située sous le château provoque la destruction d’une partie du logis seigneurial. En 1952, la foudre endommage le donjon dont certaines parties viennent obstruer l’accès au sommet, d’où la mise en place, à ce jour, d’un escalier métallique.

La reconquête du site

OLYMPUS DIGITAL CAMERAClassé monument historique depuis 1927, le château de Crussol n’aurait été qu’un amoncellement de pierres si les collectivités locales et quelques passionnés ne s’étaient pas mobilisés. En janvier 1985, le château est acheté à la Marquise de Crussol Uzès par la commune de Guillerand-Granges et les terres attenantes par la commune de Saint-Peray. Le site est aujourd’hui géré par la communauté de communes Rhône-Crussol (Chateaubourg, Cornas, Guillerand-Granges, Saint-Peray, Toulaud) qui a entrepris de le réhabiliter et de le valoriser. La restauration, réalisée dans le respect des matériaux et des méthodes de construction de l’époque, a permis de retrouver la physionomie du château médiéval et de sécuriser le site.  La création, le balisage et l’entretien des sentiers de randonnée permettent aux visiteurs de découvrir le site. Enfin, la création d’un théâtre de verdure, parfaitement intégré au site avec une scène en bois de châtaigner surplombant la Vallée du Rhône et des gradins engazonnés permettant d’accueillir 3 000 personnes, placent le site sous le signe des festivités.

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Photos personnelles

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LE  CHATEAU  DE  GRIGNAN,  JOYAU  DE  LA  DROME  PROVENCALE 

CHATEAU DE GRIGNAN

Le plus grand Château Renaissance du Sud- Est de la France, rendu célèbre par les correspondances de la Marquise de Sévigné. Ses terrasses et ses jardins offrent ainsi une vue imprenable sur la ville. Propriété de la puissante famille des Adhémar, il sera transformé en forteresse au XIIIème, avant de devenir une somptueuse et luxueuse demeure au XVIIème… par François Adhémar de Monteil. Entièrement détruit en 1793, si on peut aujourd’hui l’admirer comme il était, c’est grâce à Madame Fontaine qui le fit reconstruire à l’identique au début du XXème siècle.

 L’imposante silhouette du château de Grignan domine la Drôme provençale. Le palais Renaissance qui accueillit la Marquise de Sévigné abrite aujourd’hui  des collections de mobilier d’art, de peintures et d’étoffes précieuses. Propriété du Département de la Drôme, Musée de France et Monument Historique classé, il propose une riche programmation théâtrale, musicale, littéraire…

Fêtes nocturnes en été, concerts classiques au printemps, concerts jazz à l’automne. Organisées par le Département de la Drôme, les fêtes nocturnes de Grignan constituent un évènement singulier dans le paysage culturel. Elle offre à un metteur en scène et sa compagnie le décor exceptionnel du Château de Grignan ainsi que le temps d’y créer, dans la sérénité, une pièce de théâtre. Moment de spectacle fort et unique où nous sommes toujours plus nombreux à apprécier.

Photos personnelles

Grignan Castle

The most beautiful Renaissance Castle in the south east of France, which became famous thanks to the Marquise de Sévigné. Summer night  festival, classical music concerts in spring, jazz concerts in autumn.

Situated on a rocky plateau, Grignan castle dominates the Drôme Provençale. The Renaissance palace where the marchioness of Sévigné stayed in the 17th century offers you a unique collection of antique furniture, paintings and fine tapestries. This exceptional site also proposes an extensive programme of theatrical, literary and musical events.

LE PLUS HAUT DONJON DE FRANCE (52 m)

900 ans d’histoire à découvrir dans ce donjon du XIIIe siècle réputé comme l’un des plus beaux édifices de l’architecture médiévale.

A son sommet, on peut contempler une vue panoramique exceptionnelle sur la vallée de la Drôme, les contreforts du Vercors, les Préalpes du Diois, la vallée du Rhône et les monts d’Ardèche.

UN PEU D’HISTOIRE

Pièce maîtresse de la fortification de l’ensemble castral médiéval, la Tour de Crest demeure une parfaite  illustration de ce système architectural de défense, avec ses dimensions impressionnantes : 32 mètres de long sur 20 mètres de large et une hauteur de 52 mètres. Elle nous révèle encore aujourd’hui toutes les techniques stratégiques utilisées contre l’ennemi : herses, bretèches, mâchicoulis, meurtrières sont toujours visibles.

La Tour, ancien donjon, fut un lieu d’habitation pour les seigneurs, elle symbolise leur puissance : Ses 15 salles sont ainsi autant d’espaces de découverte de la vie et de la société au Moyen-Age.

Tout au long du Moyen-Age, la Tour est au cœur de luttes de pouvoir. A partir de 1419, elle devient propriété des Rois de France qui la concèdent à différentes familles dont les Grimaldi, princes de Monaco.

Mais en 1633, Louis XIII ordonne le démantèlement de cette forteresse dont la puissance pourrait se révéler dangereuse pour la royauté. Seul le donjon échappe à la destruction. La Tour sert alors de prison jusqu’au XIXe siècle.

Réputée pour sa puissance, elle s’impose dès lors tristement comme un lieu de répression. Lieu de mémoire de la persécution des protestants dans la Drôme, elle accueillit également divers détenus enfermés sur lettre de cachet, politique, de droit commun. Gardienne de l’ordre établi par l’arbitraire royal, la Tour est plusieurs fois dénommée « Bastille du Sud » au XVIIIe siècle. En 1851, les opposants au coup d’état de Napoléon III sont les derniers prisonniers à y être enfermés. De cet héritage historique, la Tour de Crest garde les traces : des centaines de graffiti couvrent ses murs, témoignages encore vivants des souffrances ou des espoirs des prisonniers. Signatures, dates, dessins, textes s’enchevêtrent depuis le XVIIe siècle pour donner parole à la mémoire.

En 1877, le donjon est classé au titre des Monuments Historiques. L’année suivante, Maurice Chabrières, lors de la vente aux enchères, se porte acquéreur du donjon. Ce bien restera dans la famille Chabrières jusqu’en 1988, date à laquelle la ville de Crest achète la Tour.

Photos personnelles

LES  CONTESTATIONS  ETUDIANTES  DANS  LE  MONDE

 

Mai 1968 n’est pas un phénomène exclusivement parisien ou même français. Presque partout dans le monde, la jeunesse bouge en 1967 – 1968.

Aux  Etats- Unis. Le refus de la guerre du Viêt-Nam, la radicalisation du mouvement noir et la mise en cause de la « société de consommation » se traduisent par des manifestations violentes des occupations d’universités, etc……….

En Europe. En R.F.A.  la contestation vise aussi la guerre du Viêt-Nam et son appui par la grande presse. En avril 1968,  un attentat contre le leader étudiant  Rudy Dutschke crée une forte tension. En Italie, l’occupation des universités contre des structures quasi féodales, débouchent sur un refus du système politique et du poids de l’Eglise. En Hollande, le mouvement rejoint celui des provos anarchisants. En Belgique, il s’aggrave de tensions entre Wallons et Flamands. En Suisse s’ajoute la solidarité avec les immigrés. En Espagne, les étudiants voudraient secouer la dictature.

Les pays de l’Est.  1968 est l’année du « Printemps de Prague », au cours duquel le parti communiste tchécoslovaque  dirigé par Dubcek tente de s’orienter vers « un socialisme à visage humain ». L’expérience, commencée le 8 avril et dans laquelle les étudiants jouent un grand rôle, est stoppée, le 20 août par l’intervention des chars de l’U.R.S.S. et du pacte de Varsovie. En Pologne, la jeunesse intellectuelle conteste la bureaucratie, et, contre elle, le gouvernement joue de l’ouvriérisme et de l’antisémitisme….

  En Amérique Latine. L’hostilité aux Etats Unis et les problèmes sociaux expliquent des émeutes, au Brésil, en Argentine, et surtout au Mexique, où la répression est féroce, faisant 20 morts à Mexico,  le 2 octobre.

En Chine. Enfin,  on peut considérer la  « révolution culturelle » comme un mouvement de la jeunesse manipulée par Mao Zedong pour rétablir son pouvoir contre l’appareil du parti communiste.

MAI  1968

Le 31 décembre 1967, dans ses vœux aux Français, Charles de Gaulle, président de la République, salue 1968 « avec sérénité ». Six mois plus tard, le pays frôle la révolution : une crise universitaire se mue en crise sociale et politique ; mai 1968 entre dans l’histoire.

En 1968, il y a deux fois plus d’étudiants en France qu’en 1960. En lettres ou en sociologie, ces étudiants craignent de ne pas trouver de travail à la fin de leurs études ; dans tous les secteurs, locaux et enseignants manquent. De plus, le temps est au romantisme révolutionnaire : les héros de l’époque sont Mao, Trotski ou Che Guevara. Enfin, les jeunes refusent les contraintes du passé ; dans les cités  universitaires, les garçons demandent le libre accès aux bâtiments des filles. Des incidents éclatent, que le ministère escamote avec  mépris : « hier ils réclamaient des maitres, aujourd’hui il leur faut des maitresses ».

Nanterre, université créée en 1963 pour désengorger la Sorbonne, est isolée en banlieue parisienne et jouxte un bidonville, parfait exemple des injustices sociales. L’extrême gauche s’y développe. Le 22 mars, des étudiants occupent les locaux. Les diverses tendances « gauchistes » s’unissent autour d’un étudiant en sociologie d’origine allemande qui sait trouver des formules choc, Daniel Cohn-Bendit : on veut casser le système universitaire, pilier de la « société bourgeoise ». Les incidents se multiplient. Nanterre est fermée le 3 mai ;  les étudiants  tiennent meeting à la Sorbonne. La police intervient. 500 jeunes sont arrêtés, beaucoup sont molestés ; la Sorbonne est fermée. Les enseignants eux-mêmes se mettent en grève, leurs commissions improvisées multiplient les projets de réforme. Dans le Quartier Latin la tension monte ;  elle aboutit le 10 mai à une « nuit des barricades », qui fait un millier de blessés. Pour ramener le calme, le Premier Ministre Georges Pompidou rouvre la Sorbonne le  13 ; mais le mouvement de l’université, s’est étendu aux autres secteurs de la vie sociale.

Dix millions de Français en grève

En effet, le 13 mai,  pour protester contre la répression anti-étudiant, les syndicats organisent une manifestation. Cent soixante-dix mille personnes selon la police, huit cents milles selon les organisateurs, se rassemblent à Paris : le mécontentement social ne demande qu’à s’exprimer. La manifestation est assortie d’une grève qui se prolonge au-delà des 24 heures pour lesquelles elle était prévue ; les salariés occupent spontanément les usines comme l’ont fait leurs parents ou leurs grands-parents en 1936. Le 21,  il y a 8 à 10 millions de grévistes. Le 27, à Grenelle, au Ministère des Affaires Sociales, les négociations avec les patrons débouchent sur une hausse de 7 pour cent des salaires et de 35 pour cent du salaire minimum, des garanties pour les délégués d’entreprise, la promesse de la remise en vigueur de la semaine de 40  heures (instituée par le Front Populaire mais abandonnée dès 1937), d’augmentations des prestations sociales, d’allègements fiscaux, et sur le paiement des jours de grève, s’ils ne sont pas « récupérés » avant décembre.

Le parti communiste, satisfait, prêche le retour au calme. La base refuse : la crise devient politique ; le régime paraît menacé ; même si une partie du pays s’alarme d’un désordre qu’elle ne comprend pas et qui commence à la priver d’essence pour ses voitures ….

La crise politique

Parti le 14 en Roumanie comme si de rien n’était, le Général de Gaulle fustige la « chienlit » et propose un référendum des réformes. On ne l’écoute pas : le pouvoir semble vacant. Parallèlement,  le mouvement se délite. Le 22, on manifeste contre l’expulsion de Cohn-Bendit en Allemagne Fédérale ; les communistes boycottent la manifestation : c’est le début d’un « duel à  3 », gaullistes, communistes et « gauchistes » accusant chacun les deux autres de complicité. Le 27, Valéry Giscard d’Estaing propose une union nationale autour de lui. Le 28, Mitterrand dit qu’après l’échec du référendum il faudra un autre gouvernement et des présidentielles : il sera candidat. Le propos, modéré, est anticonstitutionnel, et la télévision, en le résumant, fait croire à un essai de coup d’état……

Le 29, De Gaulle disparait : il est à Baden Baden, où il rencontre le Général Massu, commandant des forces françaises en Allemagne. Veut-il dramatiser la situation ? S’assurer de l’appui de l’armée ? A son retour, à la radio, il dénonce les communistes, qui ont pourtant freiné les révolutionnaires, et il annonce des législatives. Immédiatement, 500 000 de ses fidèles défilent sur les Champs Elysées. Le rapport de force a changé. Des « gauchistes » veulent boycotter les élections. Il y a encore des heurts, et 3 morts, alors que les pires évènements, à Paris où le Préfet Grimaud s’était montré prudent,  n’avait provoqué aucun accident fatal…. Les Français aspirent au retour à la normale, après un mois de folie, les législatives sont un triomphe pour le gouvernement. Mai 68 entre au musée des souvenirs. Reste à en chercher les causes. D’aucuns parlent de complots, d’autres de crises de sociétés, d’autres encore évoquent la difficile adaptation  des structures traditionnelles à la réalité moderne. Il faut aussi faire la part des hasards, des enchainements incontrôlables.  Il reste que, pendant un mois, Paris a cru revivre 1789 ou 1848, et que bien des changements se font, après coups, une fois le calme revenu, la crise ayant permis de prendre conscience de la  fossilisation qui figeait la société française.

 

 

UNE  JOURNEE  QUI  N’AURAIT  JAMAIS  DU  EXISTER…

Une série de prises de vue, sur le massacre d’Oradour sur Glane (Limousin) par les Nazis le 10 juin 1944.

Le 10 juin 1944, les troupes allemandes de la Das Reich arrivent à Oradour avec l’ordre d’exterminer la population et d’incendier les cadavres. Il y a eu 642 victimes, hommes, femmes et enfants. A 14h, les soldats SS encerclèrent le bourg et donnèrent l’ordre aux habitants de se rendre sur le Champ de Foire. Puis les mitrailleuses furent installes sur le lieu de rassemblement ou les hommes et femmes de villages voisins ainsi que les écoliers en rang et leurs instituteurs furent aussi achemines. Plus tard, les soldats séparèrent les hommes des femmes et enfants. Les hommes furent ensuite menés vers divers lieux d’exécution. Les femmes et enfants furent conduits dans l’église ou ils furent massacres à l’intérieur. Il n’y eu qu’une seule rescapée de ce carnage, et 6 hommes. Tous périrent dans la souffrance atroce du feu. Madame ROUFFANCHE Marguerite sera la seule rescapée du massacre de l’église d’Oradour sur Glane par les nazis ce jour-là.

Les ruines furent préservées en souvenir de la barbarie nazie.

Après le passage des Allemands, les photos ci-après.

 

Les photos, sont mes photos personnelles.

 Down this road, on a summer day in 1944. . . The soldiers came. Nobody lives here now. They stayed only a few hours.. This is Oradour-sur-Glane, in France. . A few weeks later, many of those who had done the killing were themselves dead, in battle. They never rebuilt Oradour. Its ruins are a memorial. Its martyrdom stands for thousands upon thousands of other martyrdoms in Poland, in Russia, in Burma, in China, in a World at War… At the village of Oradour-sur-Glane, the day the soldiers came, they killed more than six hundred men, women . . . and children. Remember.