Archives de la catégorie ‘TOURISME’

SAINT  MALO

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Saint-Malo doit son nom au moine gallois Mac Low qui, vers le VIe siècle, devint évêque d’Alet, berceau antique de la ville actuelle fondée au milieu du XIIe siècle sur un îlot rocheux voisin. Dès le XIIIe siècle, les Malouins firent des prises sur les navires ennemis. En 1308, ils eurent une commune jurée, puis de 1395 à 1415, ils se donnent au Roi de France, Charles VI, qui leur accorde des franchises portuaires. A la fin du XV siècle, Anne de Bretagne, par ses mariages successifs avec Charles VIII, puis Louis XII, annexa le Duché de Bretagne au Royaume de France.

 Saint-Malo indépendant

 Pour mieux garder les franchises portuaires, les Ducs de Bretagne ont fait bâtir le château que les Malouins assiègent en 1590 pour se déclarer ensuite en « République Indépendante » pendant 4 ans, jusqu’à l’abjuration du Roi Henri IV.

 La Ville appelée jadis « Saint-Malo de l’Isle » resserrée dans son enceinte étroite (16 hectares) autour de sa cathédrale, brûla partiellement au cours d’un premier incendie en 1661.

 Dans les années suivantes, Vauban et Garangeau la transformèrent de nouveau en l’agrandissant à 4 reprises jusqu’à 24 hectares. Grâce à ses navigateurs et ses marchands qui arment pour les Indes, la Chine, l’Afrique, les Amériques ; la prospérité de la cité est prodigieuse aux XVII et XVIIIe siècles.

La porte St Vincent

La porte Saint Vincent fut construite en 1708. Cette porte est la plus importante de Saint-Malo : autrefois Saint-Malo était une presqu’île et un banc de sable (l’actuel sillon) reliait Saint-Malo par cette porte.

 On peut constater 2 blasons sur cette porte :

•celui de gauche représente les armoiries de Saint-Malo.

•celui de droite symbolise le duché de Bretagne.

La cathédrale St-Vincent

A l’origine, Son véritable nom est St-Vincent de Saragosse et elle a été créée en 1146. Pendant la seconde guerre mondiale, La cathédrale St-Vincent a été détruite par les bombardements. La réparation a débuté en 1944, après les bombardements, par l’architecte Raymon Cornon. La restauration a été terminée en 1992, soit 48 ans plus tard.

 Bien que la cathédrale ait été restaurée, on peut remarquer des différences, notamment au niveau du clocher.

La cité corsaire 

 Le malouin n’est pas un pirate, mais un corsaire : il ne vole aucune cargaison mais la confisque au  profit du roi, ceci le plus légalement du monde. Dugay-Trouin ou Surcouf ne sont pas des hors la loi mais des serviteurs zélés du roi, nuance !

L’hôtel Magon

 L’armateur Magon de La Lande a donné son nom à ce joyau du patrimoine malouin, dit aussi hôtel d’Asfeld. Construit au milieu du XVIII° siècle, il constitue un bel exemple de l’architecture stricte alors en vogue. La terrasse, au-dessus du niveau des remparts, permettait une surveillance du port. 

Accessibles à pied, à marée basse, le fort du Petit Bé et le fort national occupent des situations exceptionnelles. De ces îlots, une vue inoubliable s’étend sur 360°. Sur le Grand Bé, vous pourrez rendre une visite posthume au célèbre écrivain malouin Chateaubriand.

Chateaubriand 

Né à Saint-Malo le 4 septembre 1768, François René de Chateaubriand a souhaité être enterré dans sa ville natale. Sa dernière demeure, sur l’île du Grand Bé, fait face à la mer, à quelques pas des remparts. Coureur d’aventures littéraires, ce fils d’un armateur malouin a lui aussi traversé l’atlantique.

Le grand Bé

Le grand Bé est une presqu’île accessible à  marée basse qui se situe à  proximité de Saint-Malo. Il est possible d’en faire le tour et sur celle-ci est enterré François-René de Chateaubriand, grand personnage de lettre.

 

Le petit Bé

Le petit Bé est un fort construit pendant 4 ans jusqu’en 1693. On peut y accèder lorsque la mer est très basse. Le fort se situe derrière le grand Bé et il est visitable. Des travaux de rénovation sont également en cours dans le fort par M. Alain Etienne Marcel.

Le fort national

La construction du fort national débuta en 1689 pour se terminer en 1743. Ce fort a porté plusieurs noms : fort de l’Islet, fort royal, fort impérial, fort républicain, pour s’appeler aujourd’hui fort national. M. Alain Etienne Marcel a rénové ce fort il y a une vingtaine d’années, avant de s’attaquer à  celle du petit Bé.

Vaisseau de pierre sur l’embouchure de la Rance, Saint-Malo dresse fièrement ses remparts au-dessus de ses plages et de son port. Les façades et tours émergeant des fortifications donnent à la ville sa silhouette unique. Pour aborder la cité malouine, le chemin de ronde offre des vues imprenables !

A l’intérieur des remparts, la promenade se poursuit entre les hautes demeures. En admirant leur allure, difficile de croire que la plupart ont été reconstruites après les bombardements de 1944 ! Dès l’entrée, il est tentant de s’arrêter en terrasse, place Chateaubriand. La pause attendra, la tour Quic-en-Groigne, la maison Pélicot bâtie comme un château arrière de navire, les demeures d’armateurs et les étages de l’Hôtel d’Asfeld vous attendent !

Toutes les photos sont personnelles

L’ EGYPTE

Publié: 21 septembre 2013 dans TOURISME
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SUR  LA  TRACE  DES  PHARAONS.

All Giza Pyramids

Site archéologique majeur de la métropole thébaine, Karnak est composé de quatre sanctuaires entourés de murs de briques crues et de plusieurs temples extérieurs dédiés à des dieux moins importants ou mieux représentés dans d’autres lieux. Ces quatre domaines sont celui d’Amon, le plus vaste, celui de Montou, celui de Mout et celui d’Aton.

Le grand temple d’Amon est aujourd’hui en ruines mais on en connaît le plan général avec relativement beaucoup d’exactitude. Sa construction s’étend sur près de 2000 ans et environ trente pharaons ont contribué à sa construction, lui permettant d’atteindre une taille, une complexité et une diversité absolument unique dans l’histoire de l’architecture.

L’enceinte du grand temple d’Amon est un immense quadrilatère orienté sud-est nord-ouest, dont les murs, épais de 8m, font 2 400m de pourtour et sont percés de huit entrées, dont trois à l’ouest. Cette enceinte renferme le « domaine d’Amon »

Lorsqu’au début du Nouvel Empire, les pharaons quittent le delta pour choisir comme capitale Thèbes, Thoutmosis Ier introduit une modification radicale dans la structure du complexe funéraire. Il sépare sépulture, située dans la Vallée des Rois, et temple funéraire, construit à la lisière du désert.

L’hypogée taillée dans le roc remplaça la pyramide et devint le type de sépulture classique. La montagne, dont le sommet est en forme de pyramide naturelle, n’offrait-elle pas au défunt la protection de sa dernière demeure ?

La vallée comprend deux branches principales:

– la Vallée orientale, la Vallée des Rois, où sont situés la plupart des tombes

– et la Vallée occidentale, la Vallée des Singes, avec les tombeaux d’Aménophis III et d’Ay.

La vallée regroupe 62 tombes des XVIIIe, XIXe et XXe dynasties, numérotées selon la chronologie de leur découverte, la 62e étant celle de Toutankhamon, découverte en 1922 par Howard Carter. La plus célèbre des tombes de la Vallée des Rois est paradoxalement la plus petite et la moins belle de toute la Vallée des Rois, le mobilier funéraire (1700 pièces), exceptée la momie du pharaon, étant conservé au Musée égyptien du Caire.

Medinet Habou : Temple de Ramses III . C’est l’état de conservation de ce temple qui lui vaut tout son intérêt. Les cours du temple ainsi qu’une bonne partie de ses murs d’enceinte sont en effet restés intacts, même si la partie la plus profonde du temple ne subsiste que sous forme d’arasements. Le monument, malgré son aspect strict et militaire renferme encore de nombreuses fresques avec couleurs et donne une bonne idée de ce que devait être un temple funéraire durant la période ramesside.

Temple de la Reine Hatchepsout : L’arrivée au temple funéraire de la Reine Hatchepsout offre l’un des panoramas les plus mémorables de Thèbes. Après avoir tourné vers l’ouest à côté d’une petite mosquée, une route pavée mène en ligne droite vers  des falaises calcaires accidentées qui s’élèvent à plus de trois cents mètres au-dessus de la plaine désertique. Ces falaises créent une façade qui captive le regard. Des motifs d’ombre et de lumière donnent à cette façade une rigueur militaire et une géométrique en total  contraste avec son arrière-plan. Mais ensemble, temple et falaises, forment un mariage parfait car chacun met l’autre en valeur. II vaut mieux voir le temple tôt le matin, lorsque le soleil est encore bas dans le ciel; plus tard dans la journée, les reliefs deviennent quasi invisibles. Il y a une autre raison pour éviter une visite de Deir el-Bahari l’après-midi : le site détient l’un des records de chaleur de la planète – on a récemment enregistré 55 °C.

Colosses de Memnon : Ces statues monolithiques de quartzite rouge d’Assouan, hautes de 18 mètres et d’un poids de plus de 1300 tonnes, sont les derniers vestiges du gigantesque temple funéraire d’Aménophis III (XVIIIème dynastie) construit sur la rive occidentale de l’antique Thèbes, à proximité du Ramesseum. Elles représentent le pharaon assis, les mains posées sur les genoux.

 

 

 Edfou : Le grand intérêt de ce temple réside aussi dans ses inscriptions qui donnent par le menu, tous les détails du culte quotidien rendu à Horus et aussi des cérémonies marquant les quatre plus grandes fêtes annuelles. Murs et colonnes racontent les différents rites accomplis par le roi. Sur le mur d’enceinte, on peut voir la fête célébrant la pose de la première pierre. S’ajoutent les récits des guerres livrées contre Seth par Rê et par Horus et la victoire de ce dernier sur ses ennemis (présentées sous forme d’hippopotames ou de crocodiles).

 

 

Assouan : Considérée comme la plus belle ville du Nil, Assouan est un lieu privilégié. Ici se bousculent des siècles d’histoire, un fleuve légendaire et un désert immense. Point de départ de toutes les croisières sur le lac Nasser voguant à destination d’Abou Simbel ou descendant le Nil en direction des temples de Louxor.

Près d’Assouan, l’île de Philae sur laquelle se trouvait le temple d’Isis était en partie submergée la plupart de l’année après la construction du premier barrage, la construction du second menaçait de l’engloutir intégralement. Il fut déplacé par une opération conjointe de l’Egypte et de l’Unesco sur l’île d’Aguilkia en 1974, 300 m plus au nord.Le monument principal de l’île de Philaé est le temple d’Isis.  C’est un des temples les mieux conservés d’Egypte, il fut construit au crépuscule de la civilisation égyptienne au IVè siècle avant JC, comme les autres bâtiments de l’île : le kiosque et la porte d’Hadrien, le temple de Maât-Hathor, le mammisi …, dont les romains en terminèrent certains. De nombreux pèlerins venaient au temple d’Isis durant les périodes ptolémaïques et romaines. Le culte d’Isis était aussi très populaire en dehors de l’Egypte, parmi les peuplades du Nord Soudan comme les tribus nubiennes des Nobades et des Blemmyes de la vallée à la frontière sud de l’empire romain d’Orient.

Le temple de Philaé est transformé en église vers 550 par l’empereur Justinien qui interdit le culte de la divinité égyptienne.

Temple de Kalabsha : De 1961 à 1963, c’est au tour du temple de Kalabsha d’être secouru, par des équipes allemandes. Un travail considérable: il s’agit du plus grand des temples de la région après Philae. Construit par l’empereur Auguste au premier siècle de notre ère, en l’honneur du dieu Mandoulis, le bâtiment est démonté en 16.000 blocs et transporté sur 40 kilomètres, près du haut barrage.

L’ile éléphantine : Je vous propose de découvrir l’île Eléphantine. Située en face du centre-ville de la ville d’Assouan, elle était la résidence du dieu des crues bienfaitrices du Nil. Si vous êtes de passage à Assouan, vous verrez que l’on vous propose de nombreuses balades en felouque autour de cette île. Sachez que l’île Eléphantine représente également une des cataractes naturelles du Sud du pays.

 

 

Abou Simbel  Sauvé des eaux par l’UNESCO : Les quatre colosses majestueux représentent Ramsès II et gardent le temple. La façade fait 33 m de haut. L’une des statues a malheureusement été détruite par un tremblement de terre il y a fort longtemps (27 av.JC.).C’est l’italien Belzoni, égyptologue aventurier, qui a découvert ce merveilleux temple.

Sur le site d’Abou Simbel on peut aussi voir un temple plus petit (dédié à Hathor) que le pharaon a fait construire pour son épouse Néfertari, malheureusement décédée quelques jours avant l’inauguration.

 

 

Kom Ombo, un temple pour six dieux : Kom Ombo, temple consacré à Horus le Grand et Sobek, abrite de nombreux trésors. On peut y admirer le père de Cléopâtre et de nombreux empereurs romains. Le temple de Kom Ombo est situé en Haute-Egypte. Il est accessible au départ d’Assouan (au sud) ou de Louxor (au nord). La plupart des bateaux de croisière s’y arrêtent.

 

 

Louxor : Louxor est séparée en deux par le Nil, cela n’a pas empêché les Égyptiens de bâtir de part et d’autre des chef-d’œuvres architecturaux.

La rive occidentale :

Cette vallée est gardée par les colosses de Memnon. Phénomène naturel étrange, autrefois la voix plaintive de Memnon se faisait entendre au lever du soleil.

La rive orientale :

De ce côté, la ville est édifiée autour du Temple de Louxor qui éblouit par son élégance architecturale.

 

Le site d’Abydos : Siège du sanctuaire, et ville sainte d’Osiris, et berceau des plus anciennes dynasties égyptiennes. Abydos est le nom donné par les grecs, le nom d’origine de la ville était « This ». C’est dans le  temple d’Abydos qu’était conservé la tête du dieu, sa relique la plus importante, celle qui incarnait le dieu  Osiris, celle qui était vénérée comme le dieu personnifié.  

Temple Dendérah : Ce site est extraordinairement bien conservé, avec ses cryptes très profondes, creusées dans l’épaisseur des murailles et décorées de bas-reliefs savants. Selon les inscriptions relatant la fondation du temple, son plan s’inspire de très vieux documents datant de Khéops, Pépi Ier, et même des temps anciens des serviteurs d’Horus. La présence, non loin de l’enceinte du temple, d’une nécropole ancienne, confirme l’âge reculé de cette cité et de son culte.

 

 

Alexandrie : Le fort Qaït Bay . Il y avait deux grands ports à Alexandrie, séparés par l’île de Pharos. Le fort a été construit vers 1480 par le Sultan Qaït Bey, à l’entrée nord du port de l’Est, sur l’emplacement du Phare d’Alexandrie. Il a été entièrement restauré en 2002. Il abrite le Musée de la Marine qui contient des objets des batailles d’époque romaine et napoléonienne.

 

 

Sakkarah : C’est ici que les premières mastabas et pyramides furent construits par les premières dynasties royales. Elle renferme de nombreux temples et sanctuaires. Ainsi, Djéser de la IIIè dynastie fit construire par Imhotep la première pyramide, qui fut une pyramide à degrés . D’autres pyramides royales furent construites sous les 5è et 6è dynasties, ainsi que des mastabas dont les reliefs intérieurs nous ont beaucoup appris sur la vie des égyptiens.

Toutes les photos sont personnelles. 

FACTEUR CHEVAL

Publié: 14 septembre 2013 dans TOURISME
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PALAIS  IDEAL.

FACJoseph Ferdinand Cheval, plus connu sous le nom du facteur Cheval, (19 avril 1836 à Charmes-sur-l’Herbasse, Drôme, France – 19 août 1924 à Hauterives, Drôme) est un facteur français, célèbre pour avoir passé 33 ans de sa vie à édifier un « Palais idéal » et huit années supplémentaires à bâtir son propre tombeau, tous deux considérés comme des chefs-d’œuvre d’architecture naïve.

Un jour d’avril 1879, au retour de sa tournée quotidienne de facteur rural, Ferdinand Cheval, qui a alors 43 ans, bute sur une pierre si bizarre qu’elle lui rappelle son rêve qui sombrait peu à peu dans l’oubli : un palais féerique dépassant son imagination.  Il va consacrer 33 années de son existence à modeler, nuit après nuit, un monument d’obstination.

Pour son voisinage, le Facteur Cheval devient alors un être étrange, un «pauvre fou» qui durant sa tournée met des pierres en tas, revient le soir les chercher en s’aidant de sa brouette, pour en remplir son jardin. Il commence la construction de son monument qu’il n’appelle pas encore Palais Idéal en 1879. En 1896, il prend sa retraite et habite une villa à proximité du Palais Idéal, dont il poursuit sa construction, qu’il achève en 1912.

Après l’achèvement du Palais idéal, il manifeste son désir d’être plus tard enseveli dans l’enceinte même de son œuvre, ce que la loi française ne permet pas lorsque le corps n’est pas incinéré. L’usage de la crémation n’étant à l’époque pas du tout entré dans les mœurs en France, Ferdinand Cheval se résout alors à se conformer aux contraintes légales en se faisant inhumer, le moment venu, dans le cimetière communal, mais en choisissant lui-même la forme de son tombeau. À partir de 1914, il passe huit années supplémentaires à charrier des pierres jusqu’au cimetière d’Hauterives et à les assembler, pour former le Tombeau du silence et du repos sans fin, achevé en 1922.

FAC 2Ne pouvant être inhumé dans ce palais selon son souhait, il construit de 1914 à 1922 son tombeau au cimetière municipal. Il décède le 19 août 1924.

Indépendant de tous courants artistiques, ne relevant d’aucunes techniques architecturales, le Palais Idéal est l’illustration de l’architecture naïve.  Défendu par André Malraux, le Palais fût classé monument historique en 1969. Ferdinand Cheval a été la source d’inspiration et d’hommages de nombreux artistes tel André Breton, Pablo Picasso, Tinguely, Max Ernst, Niki de Saint-Phalle…..

Côté Est : Les colonnes barbaresques, La niche de la brouette, Le tombeau druide, Les trois géants (César, Vercingétorix, Archimède), Niche aux hirondelles, Niche aux laveuses, Bassin et première cascade (adossée à la source de la Vie), Grotte de Saint-Amédée, La source de la sagesse, Le tombeau égyptien (Tombeau romain antique), Entrée du temple de la nature,

Côté Sud : Musée  « anti déluvien ».

Côté  Ouest : Entrée du labyrinthe sud  (palais imaginaire, mosquée), Château du moyen-âge,  Maison carrée d’Alger, Maison blanche, Entrée de la galerie où le songe devient réalité, Chalet Suisse, Temple hindou, Entrée du labyrinthe nord ( galerie des sculptures au temps primitif ).

Côté Nord : Pieuvre, animal marin, gaulois, Grotte du phaon, Grotte de la biche, Grotte du cerf.

L’intérieur :  La crèche merveilleuse.

La terrasse:  Pierre d’achoppement.

Le jardin.

19 avril 1836 : naissance à Charmes sur Herbasse (Drôme) de Joseph-Ferdinand  Cheval.                    

1867 : Ferdinand Cheval devient facteur aux Postes pour des tournées de 32 km à pied.                                  

Avril 1879 : l’épopée commence. Mise  en chantier du rêve.                                                                           

1881 : achèvement du bassin et de la cascade. « La Source de la Vie », façade Est.                                     

1882-1884 : creusement du « Tombeau Egyptien ».                                                                                           

1884 – 1894 : construction du « Monument Egyptien » de la « Tour de Barbarie », des « Colonnes Barbaresques » et des « Trois Géants ».                                                                                                                

1885 : achèvement  du « Temple Hindou ».                                                                                                       

1896 : Ferdinand Cheval prend sa retraite des Postes. Il habite la villa « Alicius » face au Palais Idéal.

1899 : achèvement de la façade Est et début de la construction de la façade Ouest.                                     

 1904 : fin de la partie ouest du monument. D’un poème intitulé « Ton Idéal, Ton Palais » qui lui est dédié, Ferdinand Cheval nomme son œuvre « Palais Idéal ».                                                                        

 1912 : achèvement du Palais Idéal.                                                                                                                           

1914 – 1922 : construction du « Tombeau du Silence et du Repos sans Fin » durant 8 ans, au cimetière de Hauterives.                                                                                                                                                    

19 août 1924 : décès de Joseph Ferdinand Cheval, à l’âge de 88 ans.                                                               

1969 : le Palais Idéal est classé monument historique par André Malraux,  qui le considère  comme le seul exemple en architecture de l’art naïf. 

Divers.

Toutes les photos sont personnelles

FAC 3

LA  VENISE  DU  NORD

 

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Ville bourgeoise de Belgique, Bruges (Brugge en néerlandais) est une des villes les mieux préservées   de l´ère “pré-motorisée” en Europe et offre toutes sortes de charmes rarement disponibles ailleurs. Situés en Flandre Occidentale, Bruges est une parfaite carte postale pour n´importe quel tour en Europe. Du fait de ses canaux, elle est souvent surnommée la “Venise du Nord”. C’est aussi une ville très active dans le domaine du commerce, et cela depuis le XIIIème siècle.

Découvrez une ville aux multiples facettes. Ce n’est pas pour rien que Bruges est baptisée la Venise du Nord. La vieille ville est cerclée d’un canal et traversée par plusieurs petits canaux sur lesquels des promenades en bateau sont proposées. Mais on peut également se balader en calèche ou louer des vélos. Il est aussi très agréable de flâner à pied le long des canaux, dans les ruelles, au milieu des façades superbement restaurées. Bruges est un véritable musée à ciel ouvert mais regorge également d’églises et de musées d’attraits artistiques différents, qui constituent des haltes culturelles. De plus, Bruges est une ville animée avec de nombreuses boutiques (dentelles, chocolat, tapisseries…) et restaurants où vous pourrez déguster des spécialités locales : saumon aux asperges, moules/frites, carbonade, il y en a pour tous les goûts. Au cours de promenades, il fait également bon s’asseoir à la terrasse d’un café et succomber aux gaufres ou aux spéculoos.

Les principaux monuments ;

La grand- place.

Béguinage  le ‘Prinselijk Begijnhof Ten Wijngaarde (Béguinage Princier de la Vigne) fut fondé en 1245. Les béguines d’antan ont cédé la place aux religieuses bénédictines d’aujourd’hui.

Dans la Maison de Béguine, un petit musé de folklore

Église d’accueil  Notre-Dame (13e – 15e siècle): cette église, avec une tour en briques d’une hauteur de 118 m, possède un patrimoine artistique exceptionnel. L’attraction par excellence est sans aucun doute la sculpture représentant la Vierge à l’Enfant, chef-d’œuvre réalisé par Michel-Ange. Les mausolées (16e siècle) de Charles le Téméraire et de Marie de Bourgogne dans le chœur de l’église méritent également votre attention, ainsi que quelques tombes polychromes des 13e-14e siècles.

Le  Beffroi et les Halles sont les monuments le plus remarquables de la ville, construits du 13e au 16e siècle. Au sommet des 366 marches, une vue exceptionnelle vous attend! Au deuxième étage est installée l’ancienne trésorerie, aujourd’hui un petit musée consacré à l’histoire du beffroi. Le carillon du beffroi (47 cloches, poids total de 27 tonnes) est le plus célèbre d’Europe.

L’Hôtel de Ville de Bruges est l’un des plus anciens hôtels de ville (1376-1420) des anciens Pays-Bas.

 A l’étage, la somptueuse Salle Gothique avec son plafond voûté et ses peintures murales. La Salle Historique adjacente contient une collection d’objets, de documents et de tableaux en rapport avec l’histoire de Bruges.

L’Ancien Greffe Civil est un édifice en style renaissance (1534-1537).

 A l’intérieur se trouve le Musée du Franc, avec la superbe cheminée (1529) exécutée en l’honneur de Charles Quint, une série de portraits de rois et des tableaux de justice.

 

Le centre-ville historique de Bruges est reconnu comme patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.

Photos personnelles

HOSPICE DE BEAUNES

Publié: 31 août 2013 dans TOURISME

NICOLAS  ROLIN  ET  GUIGONE de  SALINS.

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Nicolas Rolin ou Rollin (Autun, vers 1376 – 18 janvier 1462), seigneur d’Aymeries, de Raismes (1406-1457), de Rugny, 20e vidame de Châlons (1444-1462), est une grande figure politique de la Bourgogne et de la France du XVe siècle. Il est chancelier de Philippe le Bon, duc de Bourgogne durant quarante ans. Il est connu pour être le fondateur, avec sa femme Guigone de Salins, de l’Hôtel-Dieu de Beaune.

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Guigone de Salins (1403-1470) est une personnalité de la noblesse de l’État bourguignon au Moyen Âge. Dame de charité, elle est la fondatrice des Hospices de Beaune en 1443 avec son mari le richissime chancelier Nicolas Rolin.  Guigone de Salins est issue de la famille des seigneurs de Salins-la-Tour du Jura (branche de la seigneurie de Salins du comté de Bourgogne). Elle est la troisième fille d’Étienne de Salins-la-Tour et Louise de Rye. En 1421 agée de 18 ans, elle devient la troisième épouse de Nicolas Rolin, alors âgé de 47 ans, richissime chancelier du duc Philippe le Bon (souverain de l’État bourguignon). Elle lui donne trois enfants : Louise, Claudine et Antoine Rollin. Elle incite son mari à faire œuvre de charité et fonde avec lui les Hospices de Beaune en 1443, fondation « laïque » rare et audacieuse au XVe siècle. Elle introduit l’art dans l’hôpital où les indigents et les pèlerins sont soignés dans un décor de palais.  À partir de 1462, devenue veuve, elle continue à diriger l’Hôtel-Dieu jusqu’à la fin de sa vie et se consacre au réconfort des malades.

        Beaune, XVe siècle

 Dans un pays ravagé par la guerre de Cent Ans, misère et famine amènent leurs lots de prédateurs, soldats mercenaires, brigands, assassins et incendiaires, sinistres compagnons de la peste et de la désolation. Partout, les démunis cherchent assistance et réconfort auprès des puissants. La ville fortifiée de Beaune ne fait pas exception, et n’offre malheureusement aucune structure d’accueil en ces temps troublés.

Un certain Nicolas Rolin…

1440 : face à la détresse d’une population marquée par la guerre de Cent Ans, Nicolas Rolin, Chancelier du Duc de Bourgogne Philippe Le Bon, et son épouse Guigone de Salins décident la création d’une fondation pieuse. Admiré pour ses actions administrative, politique et financière, Rolin acquiert une véritable dimension humaniste en faisant bâtir un hôpital pour les malades et les déshérités. L’Hôtel-Dieu était créé. Cette œuvre sociale sans équivalent eut très vite un large écho, bien au-delà des limites du duché. L’institution est hélas objet de convoitise, et son fondateur, soucieux d’en conserver l’indépendance, avise Philippe Le Bon de la situation. Il obtient ainsi par lettres patentes l’exonération de toutes charges fiscales et féodales, ainsi que de toutes autres prestations de services ou d’impôts envers la maison ducale. La protection de l’Hôtel-Dieu est ensuite remise au Tout-puissant, le Pape Eugène IV plaçant l’œuvre de charité sous la tutelle du siège épiscopal, par brève datée du 8 septembre 1441. Affranchi du joug des évêques d’Autun et de toute autre coercition cléricale, l’hôpital jouit ainsi d’une totale liberté.

4 août 1443 : la fondation de l’Hôtel-Dieu de Beaune est officiellement proclamée par acte solennel. Le texte ne laisse aucune ambiguïté sur la mission de l’Hôtel-Dieu :  »Moi, Nicolas Rolin (…), en reconnaissance des grâces et des biens dont Dieu, source de toute bonté, m’a gratifié ; dès maintenant, à perpétuité et irrévocablement, je fonde, érige, construis et dote dans la ville de Beaune, au diocèse d’Autun, un hôpital pour la réception, l’usage et la demeure des pauvres malades, avec une chapelle en l’honneur de Dieu Tout-puissant et de sa glorieuse mère la vierge Marie, à la mémoire et à la vénération de Saint Antoine, abbé, dont il portera le nom et le vocable, en lui donnant les biens propres que Dieu m’a concédés ».

 Dans un souci légitime de protection, Sire Rolin précise les missions de son œuvre : ainsi chaque matin  »devra être donné du pain blanc aux pauvres demandant l’aumône devant la porte du dit hôpital ». Tout est mis en œuvre pour que gens de peu « y soient reçus, alimentés et soignés, aux frais du dit hôpital, jusqu’à ce qu’ils soient   revenus à la santé ou en convalescence ».

1er  janvier 1452 : le premier patient est accueilli dans les murs. Fondateur, Nicolas Rolin se voit  naturellement confier la surintendance de l’administration. Une fonction qui lui permet de fixer la quasi-totalité des tâches administratives (conditions d’engagement des prêtres, règles de travail  et d’accueil, montant du revenu annuel  de l’hôpital, etc.).

31 août 1459 : cette organisation est codifiée par la proclamation d’une charte réglementant la gestion complète de l’Hôtel-Dieu, toujours en vigueur de nos jours. Cette charte ne fut assujettie qu’à une condition : que la fonction de surintendant  soit héréditaire sur sa lignée.  Une clause respectée jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. En contrepartie, les Rolin renoncent à toute propriété ou revenu des biens appartenant à l’Hôpital. C’est ainsi que Jean Rolin succéda à son père en 1462, à la mort du chancelier.

1789 : Source de troubles, la révolution concourt à la déprédation.  Rebaptisé Hôpital d’Humanité, l’Hôtel-Dieu connaît des difficultés financières ; la situation se détériore avec la destruction de la verrière surmontant l’autel principal  de la chapelle, et la profanation de la sépulture de Guigone de Salins. Fort heureusement, les choses rentrent peu à peu dans l’ordre.

1810 : un décret napoléonien restaure l’intégralité du statut des religieuses,   déchu dans la tourmente anti-cléricale de 1792. Protégé depuis sa fondation des convoitises personnelles et étatiques et ce, grâce à l’énergie et à l’esprit d’organisation de Nicolas Rolin, l’Hôtel-Dieu a réussi – non sans mal ! – à traverser les siècles et à poursuivre sa mission caritative

« Classé monument historique depuis 1862  »