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SAINT  MALO

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Saint-Malo doit son nom au moine gallois Mac Low qui, vers le VIe siècle, devint évêque d’Alet, berceau antique de la ville actuelle fondée au milieu du XIIe siècle sur un îlot rocheux voisin. Dès le XIIIe siècle, les Malouins firent des prises sur les navires ennemis. En 1308, ils eurent une commune jurée, puis de 1395 à 1415, ils se donnent au Roi de France, Charles VI, qui leur accorde des franchises portuaires. A la fin du XV siècle, Anne de Bretagne, par ses mariages successifs avec Charles VIII, puis Louis XII, annexa le Duché de Bretagne au Royaume de France.

 Saint-Malo indépendant

 Pour mieux garder les franchises portuaires, les Ducs de Bretagne ont fait bâtir le château que les Malouins assiègent en 1590 pour se déclarer ensuite en « République Indépendante » pendant 4 ans, jusqu’à l’abjuration du Roi Henri IV.

 La Ville appelée jadis « Saint-Malo de l’Isle » resserrée dans son enceinte étroite (16 hectares) autour de sa cathédrale, brûla partiellement au cours d’un premier incendie en 1661.

 Dans les années suivantes, Vauban et Garangeau la transformèrent de nouveau en l’agrandissant à 4 reprises jusqu’à 24 hectares. Grâce à ses navigateurs et ses marchands qui arment pour les Indes, la Chine, l’Afrique, les Amériques ; la prospérité de la cité est prodigieuse aux XVII et XVIIIe siècles.

La porte St Vincent

La porte Saint Vincent fut construite en 1708. Cette porte est la plus importante de Saint-Malo : autrefois Saint-Malo était une presqu’île et un banc de sable (l’actuel sillon) reliait Saint-Malo par cette porte.

 On peut constater 2 blasons sur cette porte :

•celui de gauche représente les armoiries de Saint-Malo.

•celui de droite symbolise le duché de Bretagne.

La cathédrale St-Vincent

A l’origine, Son véritable nom est St-Vincent de Saragosse et elle a été créée en 1146. Pendant la seconde guerre mondiale, La cathédrale St-Vincent a été détruite par les bombardements. La réparation a débuté en 1944, après les bombardements, par l’architecte Raymon Cornon. La restauration a été terminée en 1992, soit 48 ans plus tard.

 Bien que la cathédrale ait été restaurée, on peut remarquer des différences, notamment au niveau du clocher.

La cité corsaire 

 Le malouin n’est pas un pirate, mais un corsaire : il ne vole aucune cargaison mais la confisque au  profit du roi, ceci le plus légalement du monde. Dugay-Trouin ou Surcouf ne sont pas des hors la loi mais des serviteurs zélés du roi, nuance !

L’hôtel Magon

 L’armateur Magon de La Lande a donné son nom à ce joyau du patrimoine malouin, dit aussi hôtel d’Asfeld. Construit au milieu du XVIII° siècle, il constitue un bel exemple de l’architecture stricte alors en vogue. La terrasse, au-dessus du niveau des remparts, permettait une surveillance du port. 

Accessibles à pied, à marée basse, le fort du Petit Bé et le fort national occupent des situations exceptionnelles. De ces îlots, une vue inoubliable s’étend sur 360°. Sur le Grand Bé, vous pourrez rendre une visite posthume au célèbre écrivain malouin Chateaubriand.

Chateaubriand 

Né à Saint-Malo le 4 septembre 1768, François René de Chateaubriand a souhaité être enterré dans sa ville natale. Sa dernière demeure, sur l’île du Grand Bé, fait face à la mer, à quelques pas des remparts. Coureur d’aventures littéraires, ce fils d’un armateur malouin a lui aussi traversé l’atlantique.

Le grand Bé

Le grand Bé est une presqu’île accessible à  marée basse qui se situe à  proximité de Saint-Malo. Il est possible d’en faire le tour et sur celle-ci est enterré François-René de Chateaubriand, grand personnage de lettre.

 

Le petit Bé

Le petit Bé est un fort construit pendant 4 ans jusqu’en 1693. On peut y accèder lorsque la mer est très basse. Le fort se situe derrière le grand Bé et il est visitable. Des travaux de rénovation sont également en cours dans le fort par M. Alain Etienne Marcel.

Le fort national

La construction du fort national débuta en 1689 pour se terminer en 1743. Ce fort a porté plusieurs noms : fort de l’Islet, fort royal, fort impérial, fort républicain, pour s’appeler aujourd’hui fort national. M. Alain Etienne Marcel a rénové ce fort il y a une vingtaine d’années, avant de s’attaquer à  celle du petit Bé.

Vaisseau de pierre sur l’embouchure de la Rance, Saint-Malo dresse fièrement ses remparts au-dessus de ses plages et de son port. Les façades et tours émergeant des fortifications donnent à la ville sa silhouette unique. Pour aborder la cité malouine, le chemin de ronde offre des vues imprenables !

A l’intérieur des remparts, la promenade se poursuit entre les hautes demeures. En admirant leur allure, difficile de croire que la plupart ont été reconstruites après les bombardements de 1944 ! Dès l’entrée, il est tentant de s’arrêter en terrasse, place Chateaubriand. La pause attendra, la tour Quic-en-Groigne, la maison Pélicot bâtie comme un château arrière de navire, les demeures d’armateurs et les étages de l’Hôtel d’Asfeld vous attendent !

Toutes les photos sont personnelles

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