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VALENCE  ZONE  PRIORITAIRE

Valence devrait être une ville tournée vers son avenir, une ville qui grandit et qui s’étend.

La ZUP, construite, dans les années 60 pour répondre à un besoin aigu de logements, est devenue le lieu de vie de toute une population défavorisée, exclue des autres quartiers, voire même des autres communes. Malgré le travail d’une association qui s’est créée pour défendre les intérêts des habitants, mais surtout pour animer ce quartier et le rendre vivable, la concentration de population dans cette architecture particulière, propre à cette époque, créa vite des problèmes de cohabitation et de gestion même du quartier. Il s’en suivit une dégradation du bâti et de ses abords, mais surtout une dégradation psychologique de la population qui y loge.

Je suis tous les jours dans cette « zone prioritaire » pour y vivre et ce depuis 1965. Très longtemps appelé « Valence le haut » la municipalité en place la rebaptise « les hauts de Valence ». Cela ne change pas le problème qu’il y ait une nouvelle appellation, car de toute façon il n’y a pas de commissariat sur place, pas plus qu’un simple poste de police municipale (il a été fermé), une annexe de la mairie idem, pas de caméras. Les voitures y brûlent encore; La différence : elles sont vite enlevées pendant la nuit pour qu’au matin personne ne voit rien, mais les traces sont là. Une économie parallèle s’est mise en place petit à petit. Il y a beaucoup de familles qui profitent de cette économie. Elles sont souvent connues des services sociaux et de la police mais tout le monde ferme les yeux. Soit par peur de représailles soit en nous donnant cette excuse bidon : « ce n’est pas les petits dealers qui nous intéressent mais les gros trafiquants. » A ce compte-là on n’arrête personne. De plus si les cités étaient débarrassées de ce style d’individus et de leur famille les premiers bénéficiaires en seraient les résidents eux même car on oublie trop souvent que ce sont eux qui en souffrent les premiers. Il y a des gens très bien dans ces quartiers qui bataillent pour s’en sortir, mais qui vivent dans la crainte. Et n’allez pas me dire que le reste de la famille ne sait pas ou ne voit pas ce qui se passe. Un jeune qui ne travaille pas (car c’est souvent le cas) mais qui possède la dernière grosse voiture, des vêtements de marque et qui a toujours du cash dans ses poches ce n’est pas aux restos du cœur qu’il se fournit.

Ce n’est pas en mettant un Conseil de Quartier dans ces zones sensibles que les problèmes seront résolus. Celui-ci n’a qu’un but décoratif car il n’est qu’une courroie de transmission de la municipalité en place, n’ayant aucun pouvoir de décision.

Alors, qu’un bon nombre de municipalité lutte contre la délinquance et l’oisiveté de la jeunesse de nos quartiers dit sensibles, le maire de Valence actuellement en place à ce jour « au 25/01/2013 » décide de vendre un petit terrain de foot , petit terrain qui est un poumon d’oxygène à ce quartier à un promoteur afin de remplir les caisses de la municipalité. Petit terrain de foot au centre d’un quartier défavorisé sur lequel viennent en permanence jouer des jeunes enfants plutôt que de trainer aux pieds des bâtiments sur du goudron ou de se laisser entrainer dans une délinquance toujours plus sournoise. Le pire est que ces associations et ce conseil de quartier ferment les yeux sur ce problème.

Le quartier est si bien, et si paisible, que les résidents et sa MPT (maison pour tous) ont opté pour une déco grille devant les ouvertures des habitations. On ne rentre plus chez soi, on s’emprisonne. Les façades haussmanniennes du centre-ville ne sont plus tendances…

 Valence, ville qui totalise une délinquance aussi importante que celle d’une grande ville. Le maire ( PS ) n’a qu’un objectif : construire au plus vite des logements et des nouveaux bâtiments publics pour justifier auprès de Bruxelles les millions d’euros que la municipalité a touchés pour améliorer la ville. Mais pour la sécurité : nada. Notre taux de sans-papiers explose. Cette ville s’est dégradée d’une manière phénoménale. De moins en moins de commerces de proximité, un centre-ville livré à la délinquance et des logements sociaux pour ceux qui sont dans les bons papiers de la municipalité. La ville est de plus en plus sale, les dégradations se multiplient, les tags contre la police fleurissent de partout le centre-ville n’y échappe pas, les magasins ferment les uns derrière les autres, les rues perpendiculaires aux boulevards se désertifient…

Valence est une ville qui meurt petit à petit. Hormis quelques belles façades haussmanniennes, notre maison des têtes, nos canaux et notre plus grand port fluvial de France patrimoine d’un temps passé, Valence ne sera que l’ombre d’elle-même dans très peu de temps

LA ZUP

 

PETIT TERRAIN  DE  FOOT

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BOULEVARD

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RUE  FAVENTINES

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QUARTIER  GARE

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Photos personnelles : La ZUP et son petit terrain de foot que la municipalité vend pour une opération financière, tant pis pour nos enfants. La rue Faventines, (photos prises à 16h00 le mercredi 30/01/2013).  rue perpendiculaire au boulevard, autrefois très commerçante et  vivante (comme toutes nos rues perpendiculaires aux boulevards et qui se trouvent dans le même état de désertification). Les boulevards de Valence se désertifiant à vitesse grand V (photos prises à 16h00 le mercredi 30/01/2013). Accès au parking souterrain devant la gare et ses abords.

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